Aujourd’hui c’est Twictée !

Twictee 2Aujourd’hui, je vous emmène pour un petit tour à l’école 2.0. Une école où l’on ne fait plus de dictées (enfin si, encore un peu tout de même) mais des twictées.

Cet article devait paraître en avril dans Slow Classes, le magazine « pour les parents, les enseignants et tous ceux qui veulent apprendre autrement ». Malheureusement, comme beaucoup de magazines, Slow Classes connaît quelques difficultés. Mais il n’a pas dit son dernier mot ! Il compte bien se remettre en question, évoluer et revenir prochainement sous une autre forme. On lui souhaite.

En attendant, on sort sa tablette parce qu’aujourd’hui c’est Twictée ! Pour lire l’article, cliquez dessus…

twictée

Photos : Yves Khordoc

Non au langage SMS dans les manuels en primaire

langage sms J’avoue. Je suis réfractaire au changement. Surtout lorsqu’il s’agit de langue française. J’exècre la nouvelle orthographe. Il n’y a rien à faire, ça ne passe pas. Écrire
« connaître » sans accent circonflexe,
« oignon » sans « i » ou « événement » avec un accent grave sur le deuxième « e », est un réel supplice. Même si j’y ai été contrainte à maintes reprises dans le cadre professionnel notamment à… l’université de Liège.

Si la nouvelle orthographe m’avait déjà donné un coup de vieux, un clou supplémentaire a été planté hier dans mon cercueil.

Alors que j’étais occupée à parcourir les dernières nouvelles sur les sites d’information, le titre d’un article m’a subitement provoqué des extrasystoles : « Du langage SMS dans les manuels scolaires en primaire. » Non !? Si ! Et depuis 2011, en plus ! L’argument de choc des enseignants convaincus et de l’éditeur (Van In) : « On part de la vie des enfants pour susciter de l’intérêt. » Aurais-je raté un épisode ? En 4e primaire, serait-on déjà adepte du sms ? Tous les enfants de 9 ans ont-ils désormais un smartphone et un abonnement sms illimités ? Le langage sms fait-il réellement partie de leur quotidien ? Moi qui pensais que ce fléau ne démarrait qu’à 13 ou 14 ans… Evidemment, je fais partie de la vieille école.

Mes extrasystoles sont reparties de plus belle quand, dans un autre article sur le même sujet, la maison d’édition insiste : « Le but est de partir de cette situation qui n’est pas correcte, pour aller vers quelque chose de correct en travaillant la grammaire. » Euh… Je vous épargne le commentaire désagréable sur la construction de cette phrase et je pose une nouvelle question : et si on commençait plutôt dans l’ordre logique des choses ? Apprendre d’abord aux enfants l’orthographe correcte des mots, par exemple… Cela éviterait peut-être aux chercheurs de se demander « Pourquoi les étudiants sont-ils nuls en orthographe ? » et d’écrire des ouvrages comme « Orthographe en chute, orthographe en chiffres ». En 20 ans, les fautes d’orthographe des étudiants de première année à l’Université ont doublé !

Bref, je veux bien vivre avec mon temps, mais il ne faut tout de même pas pousser mémé (moi) dans les orties. Si les pédagogues estiment normal de d’abord savoir écrire « poa » avant « poids » ou « oQne » avant « aucune », désolée mais moi, je « kontST », euh, pardon, je conteste. Sur ce, je vais acheter un exemplaire du VOB. Le VOB ?
Le « vocabulaire orthographique de base », 4.000 mots que les enfants doivent pouvoir orthographier correctement à la fin de l’école primaire. La vieille mère que je suis, a inscrit son fils dans une « vieille » école. Et la semaine prochaine, il y a interrogation !

Après le slow food, la slow orthographe

Cover Slowclasses 2Voilà 23 ans que l’on nous parle de la « nouvelle » orthographe. Vingt-trois ans qu’elle est toujours aussi mal connue, et employée de manière variable. D’ailleurs, qui sait réellement quelles réformes ont été appliquées ? Nombreux sont ceux qui l’emploient sans même s’en rendre compte. Car c’est là un des avantages de la « nouvelle » orthographe, avec elle, certaines fautes n’en sont plus !

La « nouvelle » orthographe peine donc à s’imposer, elle prend son temps, alors qu’elle est censée être la référence. On pourrait dire qu’elle fait partie du « mouvement slow ». Comme il y avait déjà le slow food, le slow management, le slow money il y aurait donc la slow orthographe.

Une slow orthographe dont je vous livre l’essentiel dans un tout nouveau magazine baptisé… « Slow Classes ». Initiative lancée par Nathalie Dillen, journaliste, prof de français et baroudeuse, « Slow Classes » est destiné aux parents, aux enseignants et à tous ceux qui veulent apprendre autrement. Un magazine différent, intelligent, qui six fois par an offre une autre vision de l’école et de l’apprentissage en général.

Pour son deuxième numéro, « Slow Classes » consacre son dossier aux évaluations scolaires (le PISA nouveau est bientôt là !), donne la parole à Carl Honoré, auteur de l’emblématique « Eloge de la lenteur », apprend aux enfants à lire une carte ou un plan et même à fabriquer leur propre boussole ! Sans oublier quelques fiches pratiques, ludiques et toujours originales.

« Slow Classes » n’est disponible pour l’instant qu’en version numérique. Vendu 5,50 €
le numéro, une part de ses bénéfices sont reversés à des projets d’école du Monde.

A découvrir aussi sur www.slowclasses.com