Prête à partir mais pas près de revenir !

À la veille du congé d’automne, je ne pouvais plier bagage sans vous livrer une petite chronique orthographique. Alors que je réfléchissais à un sujet, j’ai fait un bond dans mon canapé lorsque la journaliste et présentatrice de l’émission « Devoir d’Enquête » sur La Une a conclu son émission du
25 octobre par une croquignolesque (le mot est à la mode) « Elle n’est pas prête (sic) de s’éteindre ! ».

Mon sujet était tout trouvé. Car Malika n’est pas la seule à confondre l’adjectif « prêt » (qui est préparé pour, disponible, disposé à…) et la préposition « près de » (être sur le point de). Nombreux sont ceux à se laisser piéger par ces diables d’homophones. La langue qui fourche, ça arrive à tout le monde. D’autant que ce qui est une faute aujourd’hui était admis au 17e siècle ! On en retrouve notamment un exemple chez La Fontaine.

Vous êtes prêt à ne plus faire la faute ? Grâce à cette petite astuce que vous n’êtes pas près d’oublier, vous pourrez peut-être un jour, qui sait, prendre la place de Malika…

Pour ne plus confondre « prêt » et « près », mettez le mot au féminin et faites-le suivre de la préposition « à ». Ca fonctionne ? Bingo, c’est l’adjectif « prêt » qu’il faut employer. Cet adjectif est quasi toujours suivi par « à ». Quant à « près », il est toujours suivi de la préposition « de », jamais « à », et il peut être remplacé par « sur le point de » ou indiquer une proximité spatiale.

Sur ce bon conseil, je suis prête à partir en vacances mais peut-être pas près de revenir, qui sait… 😉

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