Homeless Fonts : l’art d’écrire pour la bonne cause

Homelessfonts Si aux Etats-Unis on estime qu’apprendre l’écriture « en attaché » n’a plus d’intérêt, si en Finlande on va même jusqu’à préférer le clavier au crayon pour apprendre à « écrire » (ouf, ce n’était pas vrai, juste une erreur de traduction relayée par quasi tous les médias francophones), voici pourtant une preuve que notre écriture, notre façon toute personnelle de former les lettres, peut valoir de l’or. Ou du moins quelques euros.

L’opération a lieu en Espagne, à Barcelone. Baptisée « Homeless Fonts », elle permet à des sans-abri de vendre leur écriture. Ou plus précisément une police de caractères créée, avec l’aide de typographes, à partir de leur écriture, leur manière unique d’écrire. Une dizaine de sans-abri se sont déjà prêtés à l’exercice. Quelques marques, dont les vins Valonga, ont acheté une licence pour utiliser « Loraine », « Luis », « Guillermo » ou encore « Francisco » dans leurs newsletters, sur leurs étiquettes ou encore dans leurs présentations, sur leur papier à en-tête… Chaque police porte le nom de son artiste !

Prix de la licence ? 19 € pour un usage personnel, 290 € pour un usage professionnel. Les bénéfices permettent d’aider les 1.400 sans-abri espagnols dont s’occupe la Arrels Fundació. Plus de 30.000 téléchargements (dont le nôtre, on s’est offert « Francisco » !) ont déjà été effectués.

Un projet qui allie joliment engagement social et art. Oui, l’écriture est un art même si certains veulent sa mort.

Le projet « Homeless Fonts » en vidéo

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