TransProse transpose les romans en musique

Sheet music with fountain pen Ecrire, c’est un peu comme composer de la musique. Chaque phrase doit être mélodieuse, avoir sa musicalité. Tant que l’on n’a pas trouvé la bonne musique, on réécrit et réécrit encore.

Ecriture et musique seraient donc intimement liées. A tel point que l’artiste Hannah Davis et le chercheur Saif Mohammad tentent de retranscrire des romans en musique. Le fruit de leurs travaux est un logiciel baptisé TransProse. Pour le mettre au point, ils ont associé 14.000 mots à huit émotions majeures : tristesse, peur, colère, confiance, surprise, dégoût, anticipation et joie. Résultat : l’algorithme est capable, après avoir scanné les mots d’un roman, de composer une partition en phase avec l’émotion qui se dégage de l’œuvre littéraire.

Pour adopter le bon rythme, TransProse va jusqu’à analyser des champs lexicaux. Ainsi les mots reflétant un mouvement, un déplacement accélèrent-ils le rythme de la composition. Ceux qui évoquent le calme ou l’immobilité le ralentissent.

Hannah Davis et Saif Mohammad ont déjà transposé 12 romans en musique. Parmi ceux-ci : « Alice au Pays des Merveilles », « Les Aventures de Sherlock Holmes », « Le Petit Prince » ou encore « Orange Mécanique ». Le résultat est… amusant. Après avoir lu quelques pages du « Petit Prince » en écoutant la musique créée avec TransProse, on se dit qu’en effet, l’un et l’autre s’accordent. Le ton et le rythme y sont. Mais ne vous attendez pas à du Bach ou du Chopin ! L’artiste et le chercheur n’en sont il est vrai qu’au début de leurs développements, comme ils le précisent sur le site de TransProse. Nous sommes curieux d’écouter la suite…

Envie d’un petit avant-goût ? Ecoutez un extrait des « Aventures de Sherlock Holmes » et d’« Alice au Pays des Merveilles ». Et donnez-nous votre avis !

Prêter serment… sur e-book

Serment kindle Les livres papier déclinent. Petit à petit, leurs ventes s’effritent au profit des livres électroniques. Du moins dans les pays anglo-saxons et surtout aux Etats-Unis. Là-bas, d’ici 2017, les ventes des uns et des autres devraient être équivalentes, aux alentours de 8,2 milliards de dollars. En 10 ans, l’e-book aura ainsi grignoté
50 % du marché du livre papier.

C’est qu’un livre papier, c’est devenu drôlement encombrant. Alors imaginez la Constitution américaine ! Le 2 juin, pour la première fois, un ambassadeur américain
a prêté serment sur… un Kindle, la liseuse d’Amazon. Le geste de Suzi Levine, nouvelle représentante des Etats-Unis en Suisse et au Liechtenstein, refléterait sa « foi dans
le futur » ! Rien de moins.

Déjà en février, des pompiers du New Jersey avaient prêté serment sur une édition de la Bible sur iPad. La raison ? Personne n’avait pu trouver une version papier. My God !

Pas de doute, à ce rythme-là, le prochain président des Etats-Unis devrait prêter serment sur un tas de pixels. Après tout, des pixels ou de l’encre, qu’est-ce que ça change ?