L’étonnant pouvoir pédagogique des LEGO®

3D three lego blocksDes hélicoptères, des voitures, des vaisseaux spatiaux, des monuments célèbres, on peut tout construire avec des LEGO®. Saluée pour sa capacité à développer la créativité des enfants, la célèbre brique danoise a d’autres pouvoirs pédagogiques « magiques ». Grâce à elle, la physique, la chimie, la biologie, les mathématiques, l’ingénierie et l’informatique deviennent des jeux d’enfants.

Longtemps, la futilité du jeu s’est opposée au sérieux des études. Le jeu était incompatible avec l’apprentissage. Certains esprits chagrins le pensent encore. Pourtant, le jeu conduit à « une multiplicité d’expériences sensorielles, motrices, affectives, intellectuelles. Il permet l’exploration des milieux de vie, la communication dans toutes ses dimensions, verbales ou non. (…) C’est par le jeu que l’enfant construit ses acquisitions fondamentales », peut-on lire dans les programmes d’enseignement français. Qu’on l’admette ou pas, le jeu change le rapport au savoir. Il motive l’élève. Développe le raisonnement.

Bon en LEGO®, bon en math

Une récente étude publiée dans la revue Child Development et menée sur 102 enfants âgés de 3 ans vient notamment de démontrer que jouer avec des blocs comme les LEGO®, permettait de mieux « penser » l’espace et de développer un esprit scientifique. L’étude constate en outre que les meilleurs au jeu de construction sont aussi les meilleurs en mathématiques. Les compétences en mathématiques ayant été évaluées à l’aide de tests allant du simple calcul à des opérations comme l’addition et la soustraction. Selon les auteurs, faciliter l’accès et la manipulation de ce type de jeu à l’école et à la maison dès le plus jeune âge favoriserait le développement de ces compétences qui auront des effets à long terme sur les résultats scolaires.

Ce n’est pas André Stern qui démentira les résultats de cette étude. Lui qui n’est pas allé à l’école (lire l’interview en p.14 du magazine « Slow Classes » de mars 2014), n’en a pas eu besoin pour réussir ses vies personnelle et professionnelle, et est un grand amateur de LEGO®. C’est en effet grâce aux célèbres briques qu’il a appris certaines notions de physique, d’arithmétique, de géométrie et de mécanique.

Ce n’est pas non plus le fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui remettra en cause le pouvoir pédagogique des LEGO®, lui qui les utilise dans le cadre de formations pour enfants à la chimie (les briques sont utilisées pour représenter molécules et atomes) ou encore pour leur expliquer le principe de la photosynthèse. Enfin, à la Queen Mary University of London, c’est la physique, la construction de l’univers et les principes de fusion et de fission qui sont expliqués grâce aux LEGO®. (…)

Pour lire l’intégralité de notre article L’étonnant pouvoir pédagogique des LEGO®, c’est ici ou dans l’édition de mars du magazine « Slow Classes ».

Se faire corriger en public par @Bescherelle

Conjugating verbs in French Twitter, c’est comme Facebook : très chronophage. Et on n’est jamais certain d’y trouver des informations un tantinet utiles… Cependant, si l’on cherche l’énervement, on est peut-être au bon endroit : des polémiques stériles en veux-tu en voilà, des disputes au vu et au su des foules, des blagues que seuls leurs auteurs comprennent (et encore)… Bref, à vue de nez, on dirait : 90 % de textes dont on se passerait bien. Mais chez les Points sur les i, nous sommes plutôt positifs. Disons donc : sur Twitter, comme sur Facebook, nous trouvons environ 10 % de bonnes choses. Et vous ?

Cela dit, relativisons quand même : ces 10 % sont parfois criblés de fautes d’orthographe et de grammaire. On ne compte plus, par exemple, ces infinitifs mis à la place des participes passés. Peut-être parce que c’est plus facile à accorder… De temps en temps, nous avons même envie d’intervenir dans les discussions « privées », pour redresser les torts et rendre justice à cette belle langue française que nous aimons tant.

Eh bien, sur Twitter, nous pouvons désormais compter sur un allié, un véritable justicier : il s’appelle Bescherelle et n’a rien à voir avec la collection d’ouvrages de référence. D’ailleurs, il ne s’exprime pas du tout de la même manière : disons que son langage est moins châtié. Il est même très direct… Des exemples valent mieux qu’un long discours.

En quelques semaines, les coups de cravache de Bescherelle ont conquis plusieurs milliers de personnes. Plaisir ou honte d’être « corrigé » en public ? Difficile à dire. Mais si ça peut servir…

Merci à Johan Rinchart pour son inspiration…

Un chips ou une chips ? Le débat fait rage

woman with chips S’il est un mot qui fait débat à l’apéro, c’est bien le mot « chips ». Masculin, féminin, pluriel ? Personne n’est jamais d’accord jusqu’à ce que l’on sorte le dictionnaire (cas vécu plus d’une fois) pour prouver à tout le monde que oui, « chips » est bel et bien féminin !

Cela dit, même après avoir ouvert Robert, certains campent sur leurs positions. « Je ne vois pas pourquoi on devrait dire une chips car après tout, c’est ‘un’ pétale de pomme de terre ». Autre justification saugrenue : « Qui mange un ou une chips ? Personne ! C’est une poignée voire le paquet, donc le pluriel l’emporte ! File-moi les chips ! »

Les antiféministes de la chips ne s’arrêtent pas là : « ‘Chip’ est un mot d’origine anglaise, et en anglais, il n’y a ni masculin ni féminin. Chips est asexué. » Sauf que l’on donne généralement aux mots étrangers le genre des noms français auxquels ils correspondent. Nos voisins français et nos cousins canadiens utilisent le féminin, comme Robert.

Dernièrement, un ami sachant mon attachement au féminin du mot « chips » a débarqué tout guilleret, Wikipédia ouvert à la page « Chips » sur son smartphone. « Robert et Larousse ont retourné leur veste ! Dans l’édition du Larousse de 1959 et du Robert de 1972, ‘chips’ était un nom masculin pluriel ! Tu vois que ta chips n’a rien de féminin ! C’est vrai puisque c’est Wikipédia qui le dit… » Si Wikipédia était si infaillible, cela se saurait… Mais bon, accordons à cet ami et à Wikipédia le bénéfice du doute. Je serai ravie d’offrir un kilo de chips, à défaut d’un kilo de fraises ou de cerises, à celui ou celle qui m’enverra une copie des pages des deux éditions précitées attestant du masculin pluriel de chips. Et je suis tout aussi curieuse de connaître l’année où Robert et Larousse « ont (définitivement) retourné leur veste ».

En attendant, la question ne se pose plus : je viens de terminer le dernier pétale du paquet.