On ne souhaite pas des vœux !

voeux_nath_large (1) Ce blog ne serait pas ce blog si, même en cette période de Noël, nous ne mettions pas une fois de plus Les Points sur les i.

Nous ne vous souhaiterons donc pas nos meilleurs vœux. Par contre, nous vous présentons nos meilleurs vœux. Nous pourrions aussi vous offrir de bons vœux, ou encore en former pour vous. Mais en aucun cas vous les souhaiter ! Ou alors nous vous souhaitons d’en recevoir, sous forme de cartes à étaler sur le bord de la cheminée. Car comme le rappelle le journaliste Pierre Bénard, « ‘souhaiter des vœux’, c’est désirer d’en recevoir. En ‘souhaiter’ aux autres, c’est désirer qu’ils en reçoivent ». Tout est dans la nuance.

Nous vous présentons donc nos meilleurs vœux. Que cette année nouvelle soit douce, riche et belle pour vous et votre famille.

L’exagérée fortune de l’« Air de Montcuq »

Air de Montcuq Si les mots ont un sens (parfois plusieurs), ils ont aussi un poids. Une fois prononcés ou écrits, ils peuvent être… lourds de sens. Très lourds parfois, à tel point qu’on finit par leur faire dire n’importe quoi, notamment pour doper l’audience.

Le syndrome touche particulièrement la presse. On y emploie de plus en plus les mots à tort et à travers (quand ce n’est pas à contre-sens !). Surtout dans la titraille. Après tout qu’importe tant que l’on attire le lecteur.

Ainsi pouvait-on lire dimanche dernier sur le site de l’hebdomadaire français « Le Point » : « Il fait fortune en vendant de ‘l’air de Montcuq’ ». « Il », c’est un étudiant originaire du village de Montcuq, dans le Lot, qui a eu l’audacieuse idée de commercialiser, en conserve, l’air du village rendu célèbre par un sketch de Daniel Prévost diffusé dans « Le Petit Rapporteur » au milieu des années 1970.

« Il fait fortune en vendant de ‘l’air de Montcuq’ », donc. Pas de doute, le journaliste va nous apprendre qu’Antoine Deblay, l’initiateur farceur, vient d’engranger son premier million ou, soyons plus raisonnables, ses premières centaines de milliers d’euros. Eh bien non : Antoine a récolté 780 euros sur une plate-forme de financement participatif en un mois et depuis la commercialisation de son produit en juin dernier il a réalisé un chiffre d’affaires de… 15.000 euros ! Tout au plus pourrait-on parler d’un « petit début » de fortune.

Si Antoine Deblay vend du vent, l’auteur de l’article du « Point » ne fait guère mieux. La différence ? Le premier semble le faire brillamment, le second piètrement.

La « Riposte » à la presse féminine…

Riposte Magazine Vous voulez savoir à quoi ressemble le nouveau look d’Eva Longoria, ou si le « nail art » aux couleurs de Noël est incontournable cette année ? Vous risquez d’être fort déçue par le nouveau magazine féminin « hype » ou, comme il se décrit lui-même, par le nouveau « magazine intelligent pour les femmes ».

Baptisé « Riposte », il se veut une réponse à la mièvrerie et à l’uniformisation qui règnent en maître dans la presse féminine actuelle. On ne peut pas vraiment donner tort à sa rédactrice en chef Danielle Pender. Ouvrez un « Elle », un « Cosmo », un « Marie-Claire », un « Vif-Weekend » ou un « Biba », et vous aurez la fâcheuse impression de lire et relire, encore et encore, les mêmes articles d’une édition à l’autre voire d’une année à l’autre ! L’overdose a assez duré ! « Il était temps de parler de femmes inspiratrices, audacieuses et intelligentes. Notre intelligence, c’est celle de l’audace, du courage, de la prise de risque et de l’anticonformisme » a déclaré la rédac’chef de Riposte au site Influencia.

Pas de doute, dans le monde malmené de la presse, il en fallait du courage pour lancer ce type de magazine. Biannuel, anglophone, son concept éditorial est simple : cinq idées, quatre interviews, trois portraits, deux essais et une icône. Anticonformiste, « Riposte » l’est aussi dans dans la forme : on est très loin des pages souvent surchargées des magazines féminins habituels. Ici, on respire, on donne de l’air, on laisse de l’espace au vide. Pas de pubs. Et aucune photo « photoshopée ».

Clairement ancré dans la nouvelle vague des mooks – ces publications hybrides à mi-chemin entre la revue et le livre – « Riposte » porte savamment son nom… Espérons qu’il remportera la bataille. Malheureusement, rien n’est moins sûr.

Et vous, pensez-vous qu’il existe une place pour ce type de « magazine intelligent pour les femmes » ?

Pour feuilleter « Riposte », c’est ici.

Saint Nicolas est (enfin) passé

Wordament 2 Chaque année c’est pareil, au pied de la cheminée, il n’y en a que pour vos enfants. Une boîte de LEGO par-ci, une BD par-là, quelques chocolats. Et vous, rien, nada. Ou alors juste une guimauve que votre rejeton aura daigné vous céder. Alors parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, ce matin j’ai cherché un jeu, un jeu pour moi. « Mon » jeu de Saint-Nicolas.

Je l’aime tellement que je me suis dit que j’allais le partager avec tous les parents qui comme moi ont été injustement oubliés par le Grand Saint. Et qui sait, peut-être nous « affronterons »-nous lors d’une partie ? Car ce jeu est un grand tournoi mondial, un jeu de lettres pour le moins addictif, qui ne s’arrête jamais (les parties se poursuivent 24h/24) et baptisé très logiquement Wordament. Le but : composer le maximum de mots, en obtenant le score le plus élevé possible, ou le plus long mot possible en un temps limité : 2 minutes. Pour cela, vous disposez d’un carré composé de 16 cases comprenant chacune une lettre à laquelle est adossé un nombre de points. Pour constituer les mots, vous pouvez partir du haut, du bas, aller vers la gauche ou la droite, monter, descendre, bref aller dans tous les sens. Ce qui complique évidemment le jeu. Mais le rend aussi intéressant.

On peut y jouer tant sur iPhone que sur Android ou Windows Phone (et même sur XBox Live, le jeu a été développé par Windows) et partager ses scores sur Facebook. Et si vous aimez les défis, vous pouvez même tenter votre chance dans d’autres langues. Près de 40 sont disponibles.

Prêt(e) pour une partie ?